#FeelGoodbyFauché, Hervé responsable d’études d’exécution et bénévole associatif

 

Responsable des études d’exécution au sein du bureau d’études de Fauché Bretagne, Hervé Daniel dédie une grande partie de son temps libre à œuvrer pour le secours catholique. Bénévole au sein du service immobilier d’Ille-et-Vilaine pour l’association, il consacrait aussi une partie de ses congés à accompagner des familles en séjours de loisirs. Jusqu’à cet été où, grâce à une concertation conjointe entre son responsable hiérarchique, notre service RH et l’association, Hervé a pu accompagner un séjour en tant que salarié Fauché mis à disposition du Secours Catholique. Rencontre avec un homme généreux, impliqué, et farouche défenseur du mécénat de compétences.

 

Hervé, depuis quand et pourquoi êtes-vous bénévole associatif?

 

Je suis bénévole depuis 2017 pour le Secours Catholique. Je travaille pour le service immobilier du département d’Ille-et-Vilaine. Je gère les 80 locaux mis à disposition des délégations de l’association. Je mets à jour la liste et le type de biens utilisés, et je m’occupe des assurances, des mises aux normes électriques et d’accueil de public handicapé. C’est un projet d’envergure, sur lequel je suis mobilisé depuis mon arrivée. Je tiens à m’investir dans le bénévolat à caractère social car je trouve que cela m’enrichit beaucoup humainement.

 

Cet été, vous avez pris part à un autre type de projet, pouvez-vous nous raconter ?

 

Tous les étés, le Secours Catholique organise partout en France des séjours destinés aux familles défavorisées. Il faut savoir que 40% des français ne partent pas en vacances, faute de moyens, et que cela concerne plus de 3 millions d’enfants. Ils recherchaient dans ce cadre des conducteurs de bus /accompagnants pour les familles. Je l’avais déjà fait il y a deux ans, et j’avais très envie de recommencer.

C’est un séjour de 40 personnes, durant lequel nous emmenons 7 familles en vacances. Il s’agit d’accompagner les familles, pas de les encadrer. On les aide à organiser leurs vacances, et on conduit le minibus pour les emmener là où ils le souhaitent. Nous sommes partis de Rennes pour aller à Piriac-sur-Mer, puis nous avons fait plusieurs activités tout au long du séjour. Cela demande beaucoup de temps et d’énergie, il faut être disponible de 8h à 23h, mais c’est un tel plaisir de voir ces familles prendre du temps, de les aider à se déplacer à leur guise. On leur permet de voir autre chose, de sortir d’un environnement souvent difficile, de rencontrer d’autres personnes. Ce que nous faisons est important, notre implication auprès de ces familles nous permet de voir de beaux sourires sur les visages des enfants, ils oublient un instant le quotidien.

 

Pourriez-vous nous raconter votre plus beau souvenir de ce séjour ?

 

Parmi les participants se trouvaient 3 pères de famille handicapés. Nous avons eu la chance de trouver un centre de vacances adapté, juste à côté d’une plage accessible aux personnes à mobilité réduite. L’un des papas a pu être installé dans un « tiralo », un fauteuil de plage adapté pour aller dans l’eau. Cela faisait 8 ans qu’il n’avait pas pu se baigner… C’était une personne qui parlait peu, mais le sourire qui a éclairé son visage en disait beaucoup…

 

Vous avez pu accompagner ce séjour dans le cadre d’une convention de mécénat de compétences conclue entre le groupe Fauché et le Secours Catholique. Pouvez-vous nous expliquer comment cela s’est passé ?

 

Il faut savoir que ma direction est informée de mon engagement depuis mon embauche. C’est un sujet primordial pour moi. J’avais de toute façon décidé de prendre une semaine de congés pour participer à ce séjour, mais je me suis rendu dans le bureau de mon directeur, Stéphane Clémenceau, avec une plaquette présentant le mécénat de compétences. Il s’agit de mettre un salarié à disposition d’une association pour qu’elle puisse bénéficier de ses compétences. Nous avons discuté de tout cela avec Stéphane Clémenceau et notre directrice des Ressources Humaines puis une convention tripartite a été signée entre l’association, le Groupe Fauché et moi-même. Elle précisait les modalités de ma mission, les moyens mis à ma disposition, la durée et le fait que je restais toujours employé par Fauché durant cette mission.

 

C’est une solution qui a plusieurs intérêts : d’abord elle ne représente pas une semaine de salaire complète pour l’entreprise, puisque ce mécénat valorisé est déductible de l’impôt sur les sociétés. Et c’est de la pure « qualité de vie au travail », qui met en lumière l’investissement des salariés. Cela motive et redynamise un collaborateur, et donne envie de rester dans l’entreprise. On sent qu’on partage des valeurs communes.

Ensuite, pour l’association, c’est une nouvelle forme d’engagement, qui permet d’inscrire un projet dans un échange réel et tangible avec le monde professionnel.

Je pense que cela pourrait intéresser de nombreux collaborateurs chez Fauché, il faut communiquer là-dessus pour que cela fasse des émules !

 

 

Quelles qualités faut-il pour prendre part à ce genre de projet ? Est-ce que ce sont des qualités que vous utilisez dans votre métier ?

 

Chez Fauché je suis responsable d’études d’exécution, en bureau d’études. Cela concerne les études d’un projet de chantier électrique. Je produis les documents nécessaires à la réalisation du projet, en accord avec tous les intervenants et les normes et les besoins du client.

En tant que responsable immobilier au secours catholique, mon métier est en rapport direct avec mon travail de gestion de locaux et des mises aux normes. J’appréhende les coûts, les besoins humains pour les équipes à mettre en place, le type d’intervenants nécessaires.

 

Pour ce qui est de la mission d’accompagnant de séjour, elle a de commun avec notre travail d’être directement liée aux relations humaines. Ce type de séjour permet d’appréhender les choses différemment.

Je ne fais pas un métier social, mais être dans un relationnel intense pendant une semaine, offre la possibilité de prendre du recul, de changer son point de vue et de relativiser sur l’importance de certains sujets et la communication entre les personnes. Le simple fait d’être un accompagnant actif et non à la retraite apporte aussi une autre vision aux parents de familles que l’on accompagne, qui sont parfois éloignés du monde du travail. Je les aide à raccrocher à ce monde-là.

Il faudrait pouvoir le faire toutes les semaines !

 

 

Est-ce que vous allez recommencer ?

 

Évidemment ! Pour moi c’est vraiment cela le « Feel Good » qu’apporte Fauché, cette possibilité de faire du bénévolat grâce au mécénat de compétences. Mon association a aussi envie d’activer de nouveaux modes d’engagement, et cela pourrait être une alternative pour trouver de nouveaux bénévoles.

Nous avons participé récemment aux assises du travail à Vannes et avons réalisé un plaidoyer sur le travail. Il en est ressorti l’importance de faire reconnaître le bénévolat comme une autre façon de travailler. C’est vraiment un travail à part entière, et cela apporte énormément au plan humain à toutes les personnes. Je milite toujours pour cela.